Danse populaire et mondialisation

Publié le par carlinhos

 Nous classons les danses dans divers registres : danse de salon, danse savante, danse moderne, danse contemporaine, danse classique, danse sportive, et il y a un registre qu’il convient de valoriser parce qu’il est une source d’inspiration inépuisable et riche pour la connaissance de notre nature humaine. Je veux parler de la danse populaire.

Sur  ce sujet un colloque s’est tenu  à Veracruz au Mexique  du 22 au 24 août dernier. Voici l’intitulé du colloque : Musiques et danses "populaires" dans le contexte de la mondialisation : nouvelles approches.

Afin de saisir l’objet de ce colloque je vous rapporte  ici l’introduction problématique :

 

 

 

 Parler de musiques et de danses « populaires » ne va pas de soi, tant les limites de cette catégorie semblent flexibles. Pour certains, elle renvoie à la musique moderne, se distinguant de la catégorie « traditionnelle ». Bien souvent, c’est le rapport à la danse qui fonde une autre distinction : une musique à danser peut ainsi gagner le statut de musique « savante » dès lors qu’elle devient une musique à écouter. La dimension religieuse de certains répertoires, par opposition au simple divertissement, intervient elle aussi dans cette opération de classement.

Quel que soit le genre musical, on retrouve de la part des professionnels et des consommateurs une entreprise commune de classification, de hiérarchisation. Les jugements esthétiques opposent la pureté de certaines formes musicales à l’édulcoration de leurs réinterprétations, ou dévalorisent leur codification et leur commercialisation. Ces débats taxinomiques s’inscrivent inévitablement dans des logiques de marché et des enjeux politiques au sens large.

Notre réflexion se portera sur les usages sociaux des musiques et des danses « populaires » et les transformations de leur statut dans un contexte transnational. Comment ces musiques et ces danses sont-elles réinvesties et réappropriées, aussi bien dans les lieux où elles ont émergé que dans ceux où elles ont migré ? De quelles influences et emprunts se nourrissent-elles ? Quel est l’impact du tourisme, des réseaux d’amateurs, des migrations internationales et de l’apparition de la catégorie « musique du monde » sur leur changement de statut ? Nous nous proposons, dans le cadre d’une démarche interdisciplinaire (histoire, sociologie, géographie, anthropologie, ethnomusicologie), d’étudier l’argumentation élaborée pour justifier les appréciations et les catégorisations établies et de les confronter aux pratiques observées.

 

 

 Trois sous-thèmes structureront ce colloque :

Médiateurs et passeurs culturels : Il s’agira ici de s’attacher plus particulièrement au rôle de certains acteurs-clé (artistes, promoteurs, producteurs, animateurs, amateurs passionnés, institutions et pouvoirs publics...) dans l’émergence, la production et la diffusion des styles musicaux et chorégraphiques comme dans l’élaboration des représentations qui les accompagnent .

 

 

 Circulations, transversalité : L’attention se portera sur la mobilité des personnes (migrations, tourismes, tournées) ainsi que celle des musiques et des danses par leur promotion sur la scène internationale. Leur valorisation dans les pays où elles ont migré se répercute parfois dans leur lieu d’émergence, devenant un capital social et culturel à exploiter. Nous étudierons notamment leurs mises en scène selon leurs différents ancrages territoriaux.

Catégorisations : Nous engagerons une réflexion critique sur les catégories utilisées dans différents cadres (institutionnels, artistiques et académiques) pour définir les musiques et les danses étudiées : « populaires », « de masse », « savantes », « traditionnelles », « ethniques », « folkloriques », « noires », « blanches », « métisses », « sacrées », « profanes », « musique à danser », autant de distinctions dont l’instrumentalisation et l’impact social, économique et politique devront être analysés.

Voici donc autant de thèmes et de sujets de discussion sur la façon de comprendre la danse dite populaire. Nous pourrions alors nous demander ce qu’il en est de cette danse appelée SALSA, devenu phénomène mondial.

 

 

 

 

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Publié dans analyse

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F
Muy bonito su sitio !<br /> Felicitationes !<br /> Une pagina magnifica. Muchas gracias por compartir tantas cosas.<br /> Un saludo desde Argentina
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J
Uma viagem cultural = bar de tango<br /> O Portal do Tango no Brasil
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M
Hola... mi nombre es Mariana y soy de Buenos Aires, Argentina. My siento feliz de haber encontrado a un francés fanatico y professor de salsa. Y yo tambien soy professora de salsa... la verdad es que soy professora de tango.<br /> Me gustaria viajar. Donde es Caen ? Costa Azul ? verdad <br /> Besitooos...
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S
Ola desde Cordoba en Argentina.<br /> Me gusto mucho tu pagina y yo tambien soy fanatica e adicta de salsa. Soy argentina, tengo 24 anos, hablo un poco francés e me gusta tener amistades de todo el mundo.<br /> Hasta la proxima vez !<br /> Un beso
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F
Dear Sir, <br /> I also would like to thank you to have mentioned The Veracruz Congress...<br /> It is so important for countries such as ours to have some help through articles. <br /> Please come and visit us as a guest professor. we will be very honored.<br /> And (in the case you speak portuguese)<br /> " Come certeza uma otima pagina de internet".<br /> Sincerely yours,<br /> <br /> Dr Fernando Nunes da Silva<br /> Instituto Superior Politécnico<br /> de Sao Tomé e Principe<br /> <br />
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